Psychomotricite en maternelle

4 JULY 2017

Pourquoi la psychomotricité en maternelle

La psychomotricité représente la base indispensable, la source d’où l’enfant pourra puiser ce qui lui est nécessaire pour structurer ses expériences et acquérir les aptitudes de base corporelles et ensuite verbales, graphiques, musicales, mathématiques qui lui permettront de résoudre les problèmes qui se posent à lui.

Elle permet d’amener l’enfant à une prise de conscience progressive de son corps, de son environnement spatio-temporel et des possibilités de s’y adapter.

Comment la psychomotricité est-elle travaillée en maternelle

1)Par des séances de psychomotricité relationnelle spontanée

On part de l’activité spontanée de l’enfant avec la présence permanente de l’adulte qui a un rôle de référent, d’accompagnant. Celui-ci par certaines attitudes, encouragera l’enfant à se découvrir et le guidera si nécessaire dans une direction plus appropriée. La séance se déroule dans un temps et un espace défini avec un matériel spécifique et des consignes qui régissent cet endroit unique. Elle développe chez l’enfant la communication et la socialisation avec ses pairs et le maître.

Par de la psychomotricité perceptivo-motrice

Il s’agit de travail en dispersion, en atelier, en circuit, en courses relais, d’expression corporelle et rythmique. C’est l’adulte qui suggère, oriente ou détermine les contenus. Elle est essentiellement basée sur le développement des grands mouvements fondamentaux (marcher, courir, sauter, ramper, tourner, grimper, danser) et des aptitudes perceptives (visuelles, auditives). Le mouvement est appréhendé dans sa globalité.

Par de la psychomotricité avec petit matériel

Les enfants exploitent du petit matériel (balle, cerceau, sac de graines, ruban, foulard). On passe par une manipulation libre, ensuite les enfants suggèrent, le maître propose des exercices à réaliser avec l’objet.

Ces séances développent :

-La connaissance du schéma corporel

Ex : mettre le sac de graines sur la tête, dans la nuque, entre les mollets,…

-L’apprentissage des notions spatiales

Ex : au-dessus, en dessous, entre, à côté, à l’extérieur,…

-La coordination de mouvement plus précis

Ex : lancer, attraper, faire tourner,…

En conclusion

« L’enfant a besoin de bouger, jouer, s’exprimer » Pour définir mon rôle de psychomotricienne, je reprendrai une phrase de Jean Pierre Yernaux : « Donner à chaque enfant le droit et le temps de construire lui-même sa corporalité, de se structurer dans le temps et l’espace en relation avec son environnement humain et matériel riche et varié. »