Différenciation pédagogique

4 JULY 2017

Pourquoi la psychomotricité en maternelle

On observe depuis quelques années une diversification croissante du profil des étudiants à l’intérieur des classes, autant en raison de l’inclusion de clientèles dites « à besoins particuliers » qu’en raison de l’hétérogénéité des profils de formation antérieure des personnes qui s’y retrouvent. Dans ce contexte, les appels à la différenciation pédagogique comme moyen de favoriser l’équité, l’inclusion et la réussite de tous se font de plus en plus pressants.

L’idée de diversifier l’enseignement n’est pas nouvelle; dès 1971, Louis Legrand définissait la pédagogie différenciée comme étant « un effort de diversification méthodologique susceptible de répondre à la diversité des élèves ». On ne s’étonnera donc pas de constater que le premier numéro de la publication scientifique Learning and Individual Differences – Journal of Psychology and Education spécialisée sur la question remonte à 1989, soit bien avant que le concept de différenciation pédagogique se répande dans les milieux de l’enseignement. Bien qu’il existe depuis longtemps, le concept reste encore en mouvance à ce jour; ainsi, le colloque du 80e Congrès de l’ACFAS (2012) sur la différenciation pédagogique consacrait un volet entier à la définition du concept.

La différenciation pédagogique postule que les étudiantes et étudiants approchent l’apprentissage de manière différente suivant leurs capacités, leurs acquis antérieurs, leurs préférences ou leurs besoins. C’est donc dire que dans une situation pédagogique uniforme pour tous, les différences d’un étudiant à l’autre se transforment en inégalités puisqu’une pédagogie unique favorise toujours les mêmes étudiants, ceux dont les représentations et les capacités sont les plus compatibles avec ce qui leur est proposé.